Menu & infos


 accueil

 dossiers
 lexique
 liens
 bibliographie
 contact



 

 

 

 Comment baptise-t-on les cyclones tropicaux ?


Le Centre national des ouragans (National Hurricane Center, NHC) de Miami (Floride) a établi, pour l'Atlantique Nord, six listes annuelles de prénoms : 21 prénoms anglais, espagnols et français (du fait des pays riverains de cette zone géographique).
A la première tempête tropicale de la saison, on a attribué un prénom commençant par la lettre "A". Pour la vingt-et-unième, on a réservé un prénom débutant par "W".



Pourquoi n'y a-t-il pas de cyclones portant des prénoms commençant par Q, U, X, Y ou Z ?
Ces lettres ne sont pas utilisées car il n'y a pas assez de prénoms commençant par ces lettres.

Historiquement, quelle fut la première tempête tropicale ayant été baptisée ?
Il s'agit d'une tempête ayant sévi au début du XIXe siècle en Australie, baptisée du nom d'un homme politique détesté par un météorologue ! A cette époque, on le voit, il n'y a pas encore de règle en ce domaine. Tout comme durant la dernière guerre, puisque les militaires américains utilisaient les prénoms de leurs femmes ou de leurs petites amies pour commencer à baptiser régulièrement les tempêtes tropicales au moment de leur apparition.

Depuis quand a-t-on décidé de donner systématiquement un nom aux cyclones ?
En 1950, il est décidé par le Bureau météorologiste américain de baptiser tous les cyclones naissants, en se basant sur l'alphabet phonétique.

Pendant longtemps, pourtant, les cyclones ont tous porté des prénoms de femmes. Pourquoi n'est-ce plus systématiquement le cas aujourd'hui ?
Cela commence en 1953. Mais en 1979, on commence à alterner prénoms féminins et prénoms masculins. En effet, les ligues de féministes américaines se battent toutes ces années contre ce principe qui associe les femmes à ce genre de catastrophes naturelles !

Verra-t-on de nouveau Katrina, Rita ou Wilma dans l'actualité ?
Les mêmes listes sont réutilisées tous les six ans. Mais on ne réutilise pas les prénoms des cyclones qui ont fait de nombreuses victimes. Par conséquent, adieu Katrina, Rita et Wilma !

Si chaque liste comprend 21 prénoms, comment va-t-on procéder pour baptiser le cyclone qui naîtra (la saison des ouragans ne se terminant qu'à la fin novembre) après Wilma (21e de la liste) ?
C'est l'alphabet grec qui sera utilisé (Alpha, Bêta...).

Justement, de quelle année date un tel record de cyclones tropicaux dans l'Atlantique nord ?
De 1933, année durant laquelle on a compté 21 tempêtes tropicales.

Pourquoi doit-on s'attendre, en 2005, à de nouveaux cyclones d'une certaine violence, plus que par le passé ?
Les eaux de surface de l'océan sont de 0,5 à 1°C plus chaudes que la normale cette année. Mais la baisse de température va s'amorcer, et Alpha, Bêta, Gamma (et éventuellement les suivants) ne pourront plus égaler la force de Wilma...
 

D'après Météo-France


 
© 2005 - Eric MAESTRE - Tous droits réservés